La specificità dell’attentato alla chiesa di Saint-Etienne-du-Rouvray

In questo caso, più che una questione di pacifica convivenza interreligiosa (che è ovviamente presente, anche se suggerisco la lettura di “Monsieur Islam n’existe pas, di D. Bouzar, qui), a me pare che la questione maggiormente rilevante nell’attentato alla chiesa di Saint-Etienne-du-Rouvray riguardi la correttezza della valutazione  della pericolosità di (almeno) uno degli autori della strage. Dell’altro ancora non si conosce l’identità.

Seppure non sia stato possibile leggere integralmente il provvedimento che concede la libertà vigilata ad A. K. le parti pubblicate da Le Monde mi paiono significative:

“En prison, Adel Kermiche a partagé la cellule d’un Saoudien et fait la connaissance d’un jeune Français ayant passé dix-huit mois dans les troupes de l’EI. Il vit mal son incarcération. Il assure à la magistrate qu’il regrette ses envies de départ : « J’ai envie de reprendre ma vie, de revoir mes amis, de me marier. »

La juge, qui veut croire à un avenir possible pour ce jeune homme perturbé, motive son ordonnance par le fait qu’il aurait « pris conscience de ses erreurs », qu’il a eu des « idées suicidaires » durant son incarcération, qu’il serait « déterminé à entamer des démarches d’insertion » et que sa famille semble disposée à lui apporter « encadrement » et « accompagnement ».

L’enquête réalisée sur la faisabilité de placement sous bracelet électronique précise que ses parents « avouent qu’ils préfèrent savoir leur fils incarcéré et vivant que libre et en route pour la Syrie. S’ils acceptent de l’accueillir, c’est parce qu’ils pensent sincèrement qu’il sait s’être trompé et qu’il ne tentera plus de partir ».

« Risque très important de renouvellement des faits »

Le parquet est peu sensible à ces arguments et fait appel de l’ordonnance du juge, qu’il juge « peu convaincante ». Dans son réquisitoire, il estime que les contraintes prévues par le contrôle judiciaire « s’avèrent parfaitement illusoires au vu ducontexte du dossier ». « Dans ces conditions, et quoiqu’il fasse état d’une erreur et réclame une seconde chance, il existe un risque très important de renouvellement des faits en cas de remise en liberté », insiste le ministère public.

La chambre de l’instruction ne suit pas l’appel du parquet. Adel Kermiche sort de prison. Il est assigné à résidence chez ses parents et équipé d’un bracelet électronique. Les modalités de son contrôle judiciaire lui interdisent de quitter le département, l’obligent à se soumettre à une prise en charge psychologique et ne l’autorisent à quitter le domicile familial qu’entre 8 h 30 à 12 h 30 en semaine, période durant laquelle il a commis, mardi, son attentat dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray”.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/07/27/saint-etienne-du-rouvray-pourquoi-l-un-des-auteurs-de-l-attentat-a-ete-remis-en-liberte-en-mars_4975134_1653578.html#I4wEyOgTqJJ3dhpR.99

(L’articolo cui si fa riferimento è Saint-Etienne-du-Rouvray : pourquoi l’un des auteurs de l’attentat avait été remis en liberté, di S. Piel e S. Seelow), qui il link all’articolo completo).

Nello specifico, emergono almeno tre questioni importantissime: la valutazione del comportamento del detenuto ai fini della concessione dei c.d. benefici premiali, la  certezza della pena, il reclutamento estremista nelle carceri (e quindi il loro controllo).

Ovviamente, poi, c’è il quadro problematico della pacifica convivenza interreligiosa, che al momento in Francia, Stato laico per eccellenza, parrebbe essere sul punto di saltare. Tuttavia, a mio modesto parere, per affrontare grandi questioni come questa, è necessario iniziare da problemi che paiono bagatellari, ma che invece danno contezza di come una organizzazione burocratica complessa, come è  uno Stato, sia in grado di affrontare siffatta emergenza.